Rethinking Baker-Miller Pink through gender studies 



Octobre 2018

Actes de colloque

Citation

Kévin Bideaux, 2018. « Rethinking Baker-Miller Pink through gender studies », in International Colour Association (AIC) Conference 2018. Color and Human Comfort. Actes de colloque (Lisbonne, du 25 au 28 septembre 2018). Newtown, International Colour Association, pp. 727-732. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02141852v1. 


Résumé

Alexander Schauss a découvert en 1979 que le rose Baker-Miller (BMP) était une nuance particulière de rose capable d'apaiser l'esprit et de diminuer la force musculaire. Il est actuellement utilisé sur les murs de plusieurs prisons et locaux de garde à vue où il est censé contribuer à calmer les détenus. Grâce à diverses apparitions dans les médias, le BMP est devenu un phénomène culturel, une « légende urbaine ». Cet article se propose de repenser le BMP, de sa théorisation à sa mise en œuvre, à travers une synthèse bibliographique des travaux qui lui ont été consacrés. Il s'agit d'une relecture du point de vue des études de genre, en questionnant l'importance de l'identité de genre des sujets expérimentaux recrutés (principalement des hommes) et du contexte (prison pour hommes) des expériences. Elle repense donc l'utilisation du rose comme réaffirmation idéologique des stéréotypes de genre, et comme réactivation de l'homophobie comme système d'exercice du pouvoir sur les individus soumis à l'injonction de « faire l'homme ».

 

Abstract

Alexander Schauss recognised in 1979 the Baker-Miller Pink (BMP) as a peculiar shade of pink able to soothe the mind and decrease muscular strength. It is currently used on the walls of several prisons and police custody facilities where it is expected to help calming the inmates. Through various media appearances, BMP became a cultural phenomenon, an “urban legend.” This article intends to rethink the BMP, from its theorisation to its implementation, through a bibliographical synthesis of the works done on it. It is a rereading from the point of view of gender studies, by questioning the importance of the gender of the experimental subjects recruited (mainly men) and the context (male prison) of the experiments. It therefore rethinks the use of pink as an ideological reaffirmation of gender stereotypes, and as a reactivation of homophobia as a system of exercise of power over individuals subject to the "make the man" injunction.